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Le 10/03/2013 à 04h08

Le village - A comme Archer

A comme Archer : La "Rue des Archers"

 

À proximité de l'église, et donc du "château" médiéval, cette rue évoque t-elle quelque souvenir guerrier, quelque fait d'armes dont Épehy aurait été le lieu ? On constate cependant que bien des villes et des villages de France ont leur "Rue des Archers" (dans notre région : Amiens, Cambrai...). De quoi s'agissait-il ?

Le corps des archers fut créé par le roi Charles VII, par une Ordonnance de 1448, pour la garde et la défense du royaume1. On appelait ces archers "francs-archers" parce qu'ils étaient dispensés de payer l'impôt direct (la taille). Chaque paroisse devait avoir ses archers, sur la base d'un homme pour 50 feux. En fait, un siècle avant cette ordonnance, beaucoup de villes possédaient déjà leurs archers. Ils étaient mobilisables au service de l'armée royale et c'était là leur principale raison d'être, mais ils participaient aussi à des missions de guet et de protection de la communauté locale. Une autre ordonnance de 1466 met ces francs-archers sous le commandement de quatre "capitaines-généraux", ceux du bailliage de Vermandois (le nôtre) dépendant de Pierre Aubert, seigneur de la Grange et bailly de Melun.

Le croisement de la Rue des Archers et de la rue Raoul Trocmé en 1995
Fig. 1. Le croisement de la Rue des Archers et de la rue Raoul Trocmé en 1995.
Au fond, la Maison de Retraite, à gauche l'ancienne Poste (Photo Coll. C.Saunier).

On peut donc comprendre que notre "Rue des Archers" était celle où logeaient ces hommes d'armes. Aujourd'hui, on l'appellerait "Rue de la Gendarmerie".

En fait, l'histoire nous dit que ces archers s'illustrèrent moins sur les champs de bataille que par les exactions qu'ils commettaient envers les populations, et en 1480, une ordonnance du roi Louis XI décida leur suppression. Ils furent, au début du XVIe siècle, remplacés par la Maréchaussée d'abord également constituée d'archers puis de cavaliers. Leur souvenir perdura donc longtemps, tant dans la toponymie urbaine que dans la littérature populaire (comme en témoigne le "Monologue du franc-archer de Bagnolet", du XVe siècle).

Claude Saunier nous apprend qu'après la première guerre mondiale, lors de la reconstruction du village, la largeur de cette rue des Archers fut doublée de façon à permettre le passage d'une charrette, et que son niveau fut relevé "d'un bon mètre en la remblayant de fragments de briques dont on ne savait que faire"2.

Il reste remarquable que, si c'est réellement là son origine, l'appellation fort ancienne de cette rue qui daterait donc du XVe siècle, n'ait jamais été modifiée, même si sa raison d'être et sa signification nous échappent totalement aujourd'hui.

Observons cependant que, à côté de cette explication par l'histoire militaire du royaume de France, une autre explication, plus ludique, est également plausible.

Parmi ses archives, Claude Saunier possède en effet une feuille volante portant, écrits au crayon, des noms de lieux-dits d'Épehy, dont la "Rue des Archers". Dans un coin de cette feuille il est écrit que cette rue doit son appellation à un terrain adjacent ayant fait l'objet d'une donation (sans doute à la paroisse ?) pour qu'y soit pratiqué le jeu de l'arc. En échange, la donatrice (dont on ignore le nom) aurait demandé que plusieurs messes soient célébrées tous les ans, probablement à son intention. Cette feuille porte la signature de "Cavel Tholomé" qui, précise Claude Saunier, fut un ancien curé du Ronssoy, ce qui, semble t-il, permet de donner pour ce document la date de 1824-1825.

Y aura t-il des lecteurs pour confirmer cette explication, en particulier confirmer l'existence sur les lieux d'un ancien terrain de tir à l'arc dont le souvenir n'a peut-être pas été totalement perdu ?

Notes :
1 http://lerozier.free.fr/archers.htm
2 "EPEHY - QUOI DE NEUF ?" - Mai 2006 – N° 66.


Date de création : 31/07/2009 @ 19h47
Dernière modification : 04/08/2009 @ 20h11
Catégorie : Le village
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Réactions à cet article


Réaction n°1 

par brykowskyj le 17/09/2011 @ 17h38

bonjour

je connais votre village depuis 57 ans  ma tante et mon oncle habitaient la

SAMARDAK  michel et sophie

mais cette rue ne s appelait elle pas la rue de la poste

cordialement

brykowskyj pierre

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