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Le 10/03/2013 à 04h08

Instantanés - 29 - La vieille briqueterie

29 – La Vieille Briqueterie

Qui, parmi nos lecteurs, se souvient qu'au lendemain de la Première Guerre mondiale, une briqueterie artisanale a fonctionné de façon éphémère à Épehy pour répondre à la première urgence, celle de construire rapidement des logements provisoires pour les habitants rentrant d'évacuation ?

Le site sur lequel elle était implantée n'a pas duré longtemps, peut-être deux ans vers 1919-1920, mais 4 ou 5 personnes ne l'ont pas oublié (Jacques Saunier, Robert Bulan, Claude Saunier...) et leurs souvenirs sont tout à fait concordants. La création d'une telle briqueterie n'a rien d’exceptionnel et l'on peut même s'étonner qu'il n'y en eut qu'une seule à Épehy ; ainsi, dans son ouvrage sur Villers-Guislain (2006, pp.89-90), Arnaud Gabet signale qu'il en a existé 6 dans ce village, ouvertes en 1922-1923 et dénommées "briqueteries flamandes", sans doute à cause de l'origine belge de leurs promoteurs. À Épehy, on ne sait qui en a été le créateur, mais on voit (Fig 1) qu'elle ne se trouvait pas très loin de la future briqueterie Delaigle.

Cette vieille briqueterie se trouvait à l'est du village, dans le triangle alors formé par les voies du Chemin de Fer du Nord et celle du Vélu-Bertincourt-Saint-Quentin, qui se rejoignaient peu avant la barrière de la route d'Honnecourt.

Fig. 1. Localisation de la vieille briqueterie (Fond de carte IGN 1/25 000°).
Fig. 1. Localisation de la vieille briqueterie (Fond de carte IGN 1/25 000e).

Cet emplacement avait la forme d'un trapèze, c'est-à-dire qu'il ne comprenait pas le haut du triangle. On peut estimer que la grande base de ce trapèze mesurait environ 70 à 90 mètres (92 selon le cadastre numérisé – voir Fig. 2), la petite base au nord avait 50 à 60 mètres au plus, et la hauteur du trapèze 60 à 80 mètres environ.

Que restait-il de cette ancienne briqueterie vers les années 1934-1935, c'est-à-dire dans les souvenirs d'enfance de nos témoins ?


Dans la partie nord du trapèze, une banquette de travail qui comportait un bassin cimenté, des restes de soubassements ayant supporté des pompes ou autres engins, un peu d'eau de pluie et, bien sûr, des têtards et des salamandres qui intéressaient beaucoup les enfants !
Plus au sud, le reste du site se situait 2 ou 3 mètres plus bas et était partiellement occupé par des fragments de briques, le mode de fabrication de ces briques (à l'aide de meules) faisant beaucoup de déchets.
À part ces quelques éléments, il ne restait pas d'autres traces de l'exploitation passée, rails, wagonnets ou autres.

Fig. 2. Détail de l'emplacement de la vieille briqueterie,  immatriculé 12 sur le cadastre numérisé (Feuille ZL).
Fig. 2. Détail de l'emplacement de la vieille briqueterie,
immatriculé 12 sur le cadastre numérisé (Feuille ZL).

Les briques fabriquées, fort rudimentaires, étaient destinées à la construction de maisons provisoires, et il en reste quelques témoins ici et là dans quelques cours et murs du village1. On les reconnaît aisément à leurs déformations et malfaçons (briques trop cuites, etc.), mais ce n'étaient que des matériaux provisoires, en attendant la reconstruction de véritables briqueteries de type industriel, telle celle de M. Delaigle à Épehy. Il était d'ailleurs interdit de les utiliser au village pour les reconstructions durables.

Dans les années 1940-1950, les bulldozers ont nivelé l'ensemble du site qui est alors devenu une pâture dont le propriétaire était probablement l'agriculteur Pierre Devillers.

Adieu donc, vieille briqueterie...

Note :
1 Ainsi chez Claude Saunier, quelques briques à l'entrée de la cave : elles sont faites presque entièrement de sable au point qu'il suffit de les gratter au couteau pour les détruire : un bien mauvais travail !


Date de création : 09/09/2010 @ 16h12
Dernière modification : 09/09/2010 @ 16h12
Catégorie : Instantanés
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