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Le 10/03/2013 à 04h08

Instantanés - 38 - La Belle Picarde

38 – La Belle Picarde

Bien sûr, Fernand Bertaux n'était pas d'Épehy, mais du Ronssoy... c'est quand même notre proche banlieue, et les habitants du Ronssoy nous pardonneront sûrement cette annexion... car nous sommes tous du Vermandois ! Observons d'ailleurs que la terre du Ronssoy semble avoir inspiré particulièrement les écrivains, car c'est la deuxième fois que nous rencontrons un auteur régionaliste originaire de ce village, le précédent étant Maurice Thiéry (voir "La Toupiole" dans notre article "L comme Lieux-dits").

Fernand Bertaux est surtout connu comme l'auteur d'un roman-feuilleton qui eut son heure de succès vers la fin du XIXe siècle : "La Belle Picarde". En réalité, il mériterait d'être connu pour bien d'autres raisons, si l'on se réfère à l'article que le Courrier Picard lui consacra {mais voir à ce propos le commentaire ci-dessous de Francine Delaunay} lorsqu'il reçut la Légion d'Honneur (Fig.1),sans doute vers 1930, et qui le présente d'emblée comme "adjoint au Maire d'Amiens" et "Directeur honoraire d'école publique".

Ajoutons qu'il fut le grand-père de Suzanne Flament.

Fig.1.Article du Courrier Picard 									   (Archives Saunier - Flament).
Fig.1.Article du Courrier Picard
(Archives Saunier - Flament).

Voici la transcription de cet article :

"Issu d'une famille de laboureurs à la robuste épaule fixée au XVIII° siècle au Ronssoy – coin pittoresque du Vermandois - il commença ses études à l'école du village avec un maître d'élite. Il les poursuivit à Amiens, puis à Paris et entra ensuite dans l'enseignement public en qualité d'instituteur et exerça pendant près de vingt ans dans la capitale. M.Berteaux dirigeait depuis dix ans une grande école de la banlieueparisienne, quand le Conseil Général de la Seine le désigna, aprèsconcours, pour administrer l'orphelinat de Cempuis, créé par le Saint-Simonien Gabriel Prévost, et où trois cents pupilles de familles pauvres de la Seine, soumis au régime de la co-éducation – c'est en France le seul établissement de ce genre – reçoivent une éducation intégrale qui, à ses débuts, bouscula fort les méthodes routinières et dont Ferdinand Buisson fut le grand animateur. M. Berteaux dirigea cet établissement professionnel pendant 14 ans avec une compétence et une autorité qu lui valurent les plus flatteurs éloges  de la Commission administrative qui gère cet établissement modèle.

Entre temps, après avoir fondé à Paris, avec Le Cholleux et Carnoy, la société des "Rosati" qui réunit toutes les personnalités artistiques et littéraires de la Flandre, de l'Artois et de la Picardie, ce régionaliste  fervent occupait ses loisirs à publier dans les journaux septentrionaux des études sur nos peintres et nos sculpteurs qui le classèrent rapidement comme un critique d'art avisé. M. Bertaux a écrit deux romans de terroir :"La Belle Picarde" préfacée par l'éminent écrivain J.H. Rosny, président de l'Académie Goncourt, et dédiée aux "jeunes paysannes vermandoises que tenterait le décevant mirage de la capitale", et la "Tard Venue" qui sont des œuvres savoureuses et originales ayant eu le plus vif succès et qui proclament son ardent amour de la glèbe et aussi sa ferveur à magnifier sa chère  Picardie et le coin du sol natal où dorment ses ancêtres".
 

(À noter que l'auteur de l'article écrit de deux façons le nom du romancier : Bertaux et Berteaux : il semble que la première orthographe soit la bonne).

Nous avons de Fernand Bertaux une photo de groupe prise à Amiens lors de la cérémonie du 11 novembre 1928. L'écrivain est en manteau clair et tient à la main un chapeau blanc.

Fig.2. Fernand Bertaux en 1928. (Archives Saunier - Flament).
Fig.2. Fernand Bertaux en 1928. (Archives Saunier - Flament).

 

Mais qu'en est-il de la fameuse Belle Picarde ?

Les éditeurs qui présentent de ce livre en citent d'abord le passage que voici :


"Sur les hauteurs d'Hargicourt, des meules aux chapeaux coniques détachaient leurs bizarres silhouettes sur le fond bleu du ciel. Plus loin, le bois de Renélieu s'accrochait sur le flanc d'un coteau tandis que, derrière, le clocher de Templeux dressait sa pointe et laissait soupçonner le village..."


et ils ajoutent :


"La Belle Picarde : c'est la vie étonnante d'une petite paysanne du Vermandois, pays à cheval entre la Somme et l'Aisne, entre le Ponthieu et la Thiérache. Dans les années 1880, la Clairette du Ronssoy, village proche de Péronne, deviendra Claire de Vermandois, reine du demi-monde parisien, ""Vénus blonde" objet de toutes les convoitises masculines. L'histoire est d'autant plus piquante que son auteur, Fernand Bertaux, assure qu'elle est véridique. Le Ronssoy est d’ailleurs son village natal. Les foucades de la Belle Picarde, on s'en doute, ne répondent guère aux canons de la morale paysanne de la fin du XIX° dans ce village dont Bertaux raconte si bien la vie quotidienne rythmée par les cultures et les cancans des commères. Le parti pris du romancier est annoncé d'avance : il s'agit de mettre en garde d'autres petites paysannes du Vermandois contre les vertiges de la capitale...
Servi par la connaissance précise des milieux, des modes de vie qu'il décrit avec son écriture simple, Fernand Bertaux inscrit sa Belle Picarde dans la veine des grands romans feuilletons populaires, de la fin du XIXe au début du XXe siècle. La Belle Picarde, au demeurant, a eu, elle aussi, les honneurs de la publication en feuilleton dans Le Franc Parler de Montdidier, quelques années après sa parution. Depuis, ce petit trésor semble n'avoir jamais été ré-édité
".

Et en guise de conclusion, posons-nous la question : est-il donc vrai que la Picarde soit une femme fatale ?

Chacun y répondra à sa façon, mais je vous livre ci-dessous, ce que l'on pensait des Picardes au XVIe siècle, sous la forme d'une belle image agrémentée d'un poème de quatre vers, publiée en 1567 (Fig.3).

 

Fig.3. La Picarde (Source : Visages de la Picardie, Coll. Horizons de France, 1949).
Fig.3. La Picarde (Source : Visages de la Picardie, Coll. Horizons de France, 1949).

 

Ce qui se traduit par :


"La Picarde.
Vois cette femme avec son bavolet1
C'est la Picarde éveillée et honnête,
Son parler plait, son maintien n'est pas laid
Mais bien souvent elle a mauvaise tête".
 

 

Note :
1 En vieux français, le bavolet (ou bagnolet), mot qui semble venir de "bas voler" (voltiger), était une capeline en cotonnade à bords souples couvrant la tête et les épaules et offrant une excellent protection contre les intempéries.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Date de création : 20/03/2011 @ 10h46
Dernière modification : 25/04/2011 @ 10h56
Catégorie : Instantanés
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Réactions à cet article


Réaction n°2 

par Johann le 13/03/2014 @ 12h53

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Réaction n°1 

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En 1928-30, le Courrier Picard n'existait pas. C'était le Progrès de la Somme Qui a disparu à la Libération  et fut remplacé par le Courrrier, depuis peu racheté par la Voix du Nord... Il n'est plus une coopérative.

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