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Le 10/03/2013 à 04h08

Au fil des ans... - Le XIXe siècle à Épehy

ÉPEHY - QUOI DE NEUF ? AVRIL 2004 – N° 58

LE XIXe SIÈCLE À ÉPEHY

Il commence avec Napoléon qui, fâché avec les Anglais, se voit imposer le blocus maritime. Voilà la France privée, du jour au lendemain, de sucre de canne, de café, de cacao, de vanille, de fruits exotiques... Privée de garance aussi, cette teinture rouge si belle et si voyante des pantalons de nos pioupious ! La vie, qui n'était pas toujours douce, devint franchement amère et, pour les classes aisées, encore plus amère que pour les pauvres privés de quelques morceaux de sucre.

Le gouvernement mobilisa les chercheurs en laboratoire, les ingénieurs agronomes, les chimistes, les industries de la chaudronnerie et 30 000 hectares de terre, en majorité en Picardie, et les cultivateurs de ces terres.
Après avoir sélectionné les premières betteraves sucrières et mis au point la méthode de culture, on réussit à produire 100 kg de sucre, puis 100 quintaux, puis, de nombreuses années après, des milliers de tonnes. Le canton de Roisel, pour ne parler que de lui, se dota de nombreuses râperies reliées en canalisations souterraines à leur sucrerie Des centaines de petites usines s'étaient installées sur le sol picard. Tout ceci entre 1806 et... 1840. La levée du blocus anglais n'eut que peu d'effets, l'élan était donné. Le sucre était un produit français. Nous fûmes d'ailleurs un moment champions du monde de cette production.
Épehy, 1 731 hectares dont environ 1 640 de culture, avait fait la place des betteraves sucrières et pour longtemps, à côté des autres cultures traditionnelles comme le blé, l'avoine, les pommes de terre, les fourrages, etc...

Fig.1. L'ancêtre : la locomotive de Trevithick.
Fig.1. L'ancêtre : la locomotive de Trevithick.
Vitesse : 4 km/h. Le 21 février 1804, elle a tracté 10 tonnes de fer, mais aussi 60 personnes.
George Stephenson a sans doute repris les idées de l'inventeur et a mieux réussi (Coll. C. Saunier).

Fin juin 1846, quelques Épéhiens curieux attèlent leur carriole pour aller admirer, à 30 km de là, à Albert ou à Achiet-le-Grand, le nouveau "chemin de fer" qui va de Paris à Lille, soit 258 km, et sur lequel circule une locomotive Crampton qui atteint 100 à 110 km/heure et roule normalement à 72 km/heure. On en est encore aux diligences et aux charrettes ! Cette ligne est l’œuvre de la Compagnie du Nord et de son patron, le Baron de Rothschild, qui ne s'en tiendra pas là. Nous en reparlerons.
Épehy, hélas, est à l'écart, pris entre la ligne Paris-Lille et la ligne Paris-St.Quentin en cours d'achèvement. Il est certain que les villes desservies par ces lignes sont favorisées et se développent avant les autres.

 

Fig.2. La rapide : locomotive Crampton (ingénieur anglais) en 1855.
Fig.2. La rapide : locomotive Crampton (ingénieur anglais) en 1855.
Elle a roulé en service quotidien à 120 km/h, alors que, sur les routes, on circulait à pied ou à cheval.
Vitesse : 120 km/h, diamètre des roues motrices : 2140 mm. Napoléon III l'a utilisée en 1855 entre Paris et Marseille. (Coll. C. Saunier).

Fig.3. Le wagon de 1° classe, Chemin de Fer du Nord, 1850.
Fig.3. Le wagon de 1° classe, Chemin de Fer du Nord, 1850.
Luxueux, presque tout en bois, il ressemble beaucoup aux diligences de l'époque...
On a même inventé alors le "rail-route" : des diligences montées sur un wagon plat... (Coll. C. Saunier).

Le progrès arrivait. En 1857, Émile Vion fonda la sucrerie de Ste.Émilie (auparavant Loeuilly) avec la participation financière de 24 cultivateurs du canton implantés sur 10 communes, dont 7 d'Épehy. En voici les noms : Charles Roland, Clément Bellier, Adrien Magniez, Alphonse Magniez, Hérouard-Béguin, Gabriel Landrin et Trocmé-Pointier.

En 1857, la France a connu, depuis 1800, un empereur, trois rois, une république et un deuxième empereur.
De nombreuses inventions attendaient d’être utilisées par tous, sous réserve d'en avoir les moyens. Mathieu de Dombasle avait inventé une foule d'appareils agricoles dont sa charrue, et il n'avait pas pris de brevet afin que ces outils soient à un prix plus accessible. Même la moissonneuse-lieuse était inventée depuis 20 ans par Mac-Cormick. Le développement des chemins de fer permit à tout un matériel nouveau d'arriver dans les campagnes. Le tissage aussi se modernisait et les artisans tisseurs dans leur cave, allaient subir la concurrence des usines de St.Quentin ou de Cambrai.

1868 : Épehy avait 2 030 habitants, cela est sûr. La vie est dure et tout le monde travaille. Il est probable que la betterave sucrière, avec ses façons culturales délicates, demandait beaucoup de main-d’œuvre saisonnière. Il ne faut pas s'étonner si les femmes, les vieillards et les enfants avaient leur part dans ces travaux. Tant que les moissons furent manuelles, il y eut foule dans les champs. Le gros point d'interrogation est la date où les moissonneuses, les locomobiles, les batteuses entrèrent en action et diminuèrent l'apport de la main-d’œuvre aux champs.

1870 : Les Prussiens veulent la guerre, ils sont préparés pour cela. Les Français se défendent et, avec Faidherbe, leur infligent une sanglante défaire à Bapaume, le 3 janvier 1871. Cela aurait pu être le tournant de la guerre, mais il manqua un sursaut et ce fut la défaite. La France doit payer aux Prussiens une indemnité de guerre de 5 milliards de francs-or avant le 2 mars 1874, à une époque où le pain coûtait 40 centimes le kilo... Et pour se débarrasser des Prussiens au plus vite, cette contribution fut payée avant le 16 septembre 1873.

1876 : Le Baron James de Rothschild réalise enfin son vœu : une nouvelle ligne de chemin de fer de St.Just-en-Chaussée à Valenciennes, pour le moment à voie unique, qui passe à Épehy. Cette ligne était soi-disant d'intérêt local. Nous verrons prochainement l'importance qu'elle prit rapidement.

 

 


Date de création : 09/06/2011 @ 18h39
Dernière modification : 10/06/2011 @ 10h36
Catégorie : Au fil des ans...
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