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Le 10/03/2013 à 04h08

Au fil des ans... - Les débuts du XXe siècle

ÉPEHY - QUOI DE NEUF ? NOVEMBRE 2004 – N° 60

LES DÉBUTS DU XXe SIÈCLE

Le voici, ce XXe siècle tant attendu !
L'an 1900 sera surtout l'année de l'Exposition universelle de Paris, préparée depuis des années et inaugurée le 15 avril 1900 par le président Loubet. S'étendant sur 112 hectares, principalement sur le Champ de Mars, sa tour Eiffel (datant déjà de l'Expo de 1889) et le Trocadéro côté ouest, l'Esplanade des Invalides, le Grand et le Petit Palais sur le côté est. Il y eut même un "Vieux Paris" reconstitué sur les quais de la Seine, avec maisons, hôtels, places, tours et monuments des siècles passés.
Mais le reste de l'Exposition fut à la gloire de la métallurgie, de la chimie, de toute l'industrie et surtout de l'électricité. Les 48 millions de visiteurs, entrés pour un franc par la porte monumentale et les 48 guichets au rythme de 60 000 visiteurs à l'heure quand il le fallait, ceci entre le 15 avril et le 12 novembre, empruntaient le trottoir roulant électrique à 2 vitesses pour voir une partie de ce que leur présentaient les 83 000 exposants. Il y a aussi la Grande Roue (Fig.1) qui subsistera jusqu'en 1922, après que ses wagonnets eurent, paraît-il, servi – écoutez bien ! - d'abris provisoires pour des réfugiés des départements envahis...

Fig.1. Carte postale de Paris (Image Internet, Coll. C. Saunier).
Fig.1. Carte postale de Paris (Image Internet, Coll. C. Saunier).

Mais nous ne sommes qu'en 1900. Le 22 septembre a lieu le fameux banquet des maires qui réunit 22 267 maires sur les 36 347 possibles (Fig.2). Nos édiles dégustèrent un fameux festin, bien arrosé en plus, et repartirent chacun chez soi grâce au chemin de fer avec ses grande lignes rayonnant depuis Paris vers toute la France et ses petites lignes locales, le tout représentant une gigantesque toile d'araignée. Nous supposons qu'une bonne centaine d'Épéhiens (dont le maire Arsène Magniez ?) allèrent visiter cette exposition, grâce à "L'express" qui les reliait à la Gare du Nord à Paris.

Fig.2. Le banquet des maires de France d'après un journal de l'époque  (Image Wikipédia, coll. C. Saunier).
Fig.2. Le banquet des maires de France d'après un journal de l'époque
(Image Wikipédia, coll. C. Saunier).

Retour à Épehy où tout ce modernisme, auquel on était fort heureusement pas encore habitué, ne faisait pas oublier la dureté de la vie de chaque jour pour nombre d'Épéhiens. La vie agricole continuait, l'activité textile aussi, les cent métiers de l'artisanat et tout le reste...

Un vieil annuaire de 1900 nous présente Épehy :
Monsieur le Maire Arsène Magniez, l'adjoint Gabriel Trocmé, les conseillers : Cocrelle, Durieux E., Lempereur F., Dermy A., Despagne, Démaret, Lempereur H., Pernois, Moreau C., Lempereur-Alloy, Tétard, Moreau G., Trocmé A.et X., le garde champêtre Joseph Cocrelle.
Passons à la vie religieuse et intellectuelle (Fig.3). Voici M. l'abbé Alphonse Choquet, curé d'Épehy de 1894 à 1919, aidé d'un vicaire, Edmond Bisset ensuite remplacé par Jules Poiré. Les vicaires étaient un peu des stagiaires. L'instituteur Dumont venait de partir, remplacé par M. Matte qui aura des difficultés. L'instituteur adjoint : M. Vasseur, et des sœurs Terneaux ? Le frère Biron s'occupait de l'école privée.

Fig.3. L'ancienne église d'Épehy vue depuis la rue du Corbeau, construite en 1618, détruite en 1917  (Carte postale, coll. C. Saunier).
Fig.3. L'ancienne église d'Épehy vue depuis la rue du Corbeau, construite en 1618, détruite en 1917
(Carte postale, coll. C. Saunier).

Dans cet annuaire, beaucoup plus d'informations sur Roisel, chef-lieu de canton (1744 habitants) que sur Épehy (1731 habitants) ! Nous relevons cependant pour Épehy : M. Delaplace, entrepreneur de battage, MM. Durieux et Lempereur, brasseurs, M. Delaigle, briquetier, Mme Monard, marchande de charbon, M. Moreaux, farinier (le moulin à vent), M. Leriche, tissage mécanique, (fabricant de tissus de cotons glacés), puis des fabricants de tissus (sans autre indication) : Bondeville et Blondeau, Cazé, Cocrelle, Colombier, David, Gontier, Legrand, Marquet, Mennecier et Vélu-Pélerin.
Naissent aussi, dans ces années-là, les témoins de la guerre 14-18, de l'occupation, des ruines et de la reconstruction. Ce sont eux que nous questionnerons quand ils seront âgés et remplis de souvenirs : les Censier, Prévost, Loy, Dotigny, Copin, Lepreux, etc., etc.

Voici 1905, la séparation de l'Église et de l'État qui ne fut pas de tout repos. Ce fut l'occasion du départ des éducateurs religieux, des ventes des biens d'Église, des rivalités et des haines. Il n'y eut à Épehy, lors des inventaires de 1906, qu'un petit retard humoristique causé par des choristes trop zélés. M. Max Lejeune, sénateur et maire d'Abbeville, en me remerciant d'une belle photo, m'apprend que son père était instituteur à Épehy en 1907 ou 1908, que sa mère avait une mission de laïcisation aux écoles d'Épehy, qu'ils s'y étaient connus et unis, et qu'ainsi Max semble, de ce fait, avoir été conçu à Épehy. On chantait aussi, dès qu'on le pouvait, à la manière militaire : "En r'venant de la r'vue"ou "Le clairon" ou, plus civilement : "Le fiacre" ou "Madame Arthur" par Yvette Guibert (1867-1944), enfant de Fins si l'on en croit la plaque de marbre qui se trouve dans ce village, route d'Équancourt.

La cavalcade du lundi 1er avril 1907, lundi de Pâques, est restée célèbre avec ses chars décorés. Les cartes postales nous montrent les chars de l'Agriculture, du Bâtiment, de la France, du Charlatan, de Gambrinus, roi de la bière, le break de la Commission et, sans doute, deux ou trois autres chars, les vélos fleuris, la musique, les corps constitués de l'époque et la foule chapeautée et endimanchée. Une bien belle fête1. Il y eut même des photos tirée en double plaque de verre en stéréo ! Pas mal pour l'époque !

Fig.4. La cavalcade d 1° avril 1907 : le Char de la France (Coll. C. Saunier).
Fig.4. La cavalcade du 1er avril 1907 : le Char de la France (Coll. C. Saunier).

Encore quelques années avant la grande guerre. Le siècle avance dans les progrès de toutes sortes : les transports, le télégraphe suivi du téléphone, l'avancée de la médecine, la bicyclette, l'automobile, etc., etc. Comment tout cela pourrait-il s'arrêter ? L'instruction aussi : le Certificat d'Études pour tous ou presque. La sécurité : le service militaire est enfin raisonnable, ramené à 2 ans le 31 mars 1905. Juste le temps de devenir un homme, de défiler, de parader, de séduire peut-être ? Les salaires ? L'ouvrier de 1911-1913 voudrait bien gagner 100 sous par jour (5 francs), c'est un compte rond mais difficile à atteindre. Il y a eu, en ce début de siècle, des grèves parfois longues et les syndicats deviennent plus actifs. La journée de travail est encore bien longue ! On la diminue dans les textes, mais c'est moins net au fond des campagnes. Beaucoup de denrées deviennent cependant plus accessibles, notamment les produits coloniaux. Allons ! C'est quand même mieux qu'avant !

Note :
1 Voir notre article "C comme Cavalcade" dans "Abécédaire – Le village".
 


Date de création : 28/06/2011 @ 15h35
Dernière modification : 28/06/2011 @ 15h35
Catégorie : Au fil des ans...
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