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Le 10/03/2013 à 04h08

Au fil des ans... - Épehy en 1924

ÉPEHY - QUOI DE NEUF ? Décembre 2007 – N° 71

ÉPEHY EN 1924

Qu'en est-il de la reconstitution du village en cette année 1924 ?
Une vue centrée sur la mairie et les écoles (non représentée ici) nous renseigne un peu. La "Notice" de Gabriel Trocmé, si peu prolixe en détails, nous aide aussi. Sur cette carte postale, la mairie est reconstruite et les écoles aussi, dont la rentrée s'effectue avant l'hiver 1924-25. À l'arrière-plan de la carte, on aperçoit le toit de la salle des fêtes, peut-être inachevée.

La photo ci-dessous montre qu'en 1924, si l'école des garçons est bien achevée, les baraquements provisoires qui abritaient les élèves et la mairie depuis 1919 sont encore en place dans la cour. On reconnaît M. Sibilotte, la canne à la main et, à droite, deux dames sans doute des institutrices.

Fig.1. École et mairie provisoires et nouvelle école des garçons (Coll. C. Saunier).
Fig.1. École et mairie provisoires et nouvelle école des garçons (Coll. C. Saunier).

Sur la Grande Rue (Raoul Trocmé actuellement), d'un côté manquent les n° 23, 25, 29 et, après la mairie, les n° 31 et 33. Du côté pair, un terrain vague où s'élèvera plus tard le tissage Olmer, puis Gernez.

Fig.2. Carte de visite professionnelle des Établissements Gernez (Coll. C. Saunier).
Fig.2. Carte de visite professionnelle des Établissements Gernez (Coll. C. Saunier).

Passée la rue de la gare, à l'emplacement du tissage Leriche, seul est rebâti l'angle, et c'est le café Marquand-Vélu au n° 30 (pharmacie Vaillant aujourd'hui). Les n° 32, 34, 36, qui étaient aussi occupés par le tissage Leriche, sont encore en friches. Curieux ce centre de village qui n'est toujours pas rebâti !

 

Fig.3 & 4. Deux étapes de la reconstruction au carrefour Grande Rue / Rue de la Gare :
d'abord (Fig.3) un terrain vague à l'emplacement du tissage Leriche, la première maison étant celle de Léon Franqueville, achevée en 1922,
puis (Fig.4) le café Marquant-Vélu en construction (Coll. C. Saunier).

 

Fig.5. La salle des fêtes en 1924 : on sèche les murs ! (Coll. C. Saunier - Don de M. Ceratto avant son départ d'Épehy).
Fig.5. La salle des fêtes en 1924 : on sèche les murs !
(Coll. C. Saunier - Don de M. Ceratto avant son départ d'Épehy).

Ces écoles toutes neuves et cette mairie ont bénéficié des 65 000 francs récoltés par les écoliers du 6° arrondissement de Paris. Le Maire de cet arrondissement est venu par avance en personne, le 22 mai 1921, remettre symboliquement cette somme. On peut saluer tous ces braves gens du 6° arrondissement et regretter que leur geste soit depuis longtemps bien oublié.

 


 

Fig.6 a, b, c. Le Livre d'Or du 6° arrondissement déposé en Mairie d'Épehy (Coll. C. Saunier).
Fig.6a : Première page.
Fig.6b : Liste des écoliers quêteurs du 6° arrondissement.
Fig.6c : Remise du montant récolté pour la reconstruction des écoles.

Pour résoudre les nombreux problèmes, M. Maximo Ceratto, l'entrepreneur, et M. Trocmé, le maire, se rendaient fréquemment à la préfecture en utilisant la voiture du premier, conduite par son chauffeur M. Arnold Stich. Encore fallait-il pouvoir être reçu par le Préfet ! Un jour où Gabriel demandait à voix haute à l'huissier à être reçu, le Préfet, qui avait laissé sa porte entrouverte, annonça : "Entrez donc, Trocmé !". Il restait beaucoup à faire et le temps passait.

La mode vestimentaire s'allégeait un peu, mais nous n'en sommes pas encore à la mode "à la garçonne". La TSF arrivait, et les premiers qui eurent un poste récepteur à Épehy ne furent pas, comme on pourrait le croire, des richards. Ce fut M. Héluin, petit cultivateur et vannier, au 5 de l'actuelle rue Louis Georges.

L'électricité arriva aussi, et en même temps l'électricien. Une première fois, dès 1915, les Allemands avaient amené cette électricité et l'avaient installée pour eux chez l'habitant, par exemple chez M. Apollon Marquand, rue Sauvé. Cette fois-ci, chacun allait en bénéficier (pour une pièce seulement, en paiement de dommages de guerre). Notre électricien, M. Raymond Saunier, mon père, était particulièrement à l'écoute des cultivateurs qui avaient besoin de l'électricité beaucoup plus que de simples particuliers, surtout en hiver. Et c'est là surtout que survenaient les pannes provoquées par le givre, le verglas et la neige. Comme il était à l'aise en haut des poteaux électriques, tout allait bien ! Quant aux autres artisans ruraux, il y aurait des livres à écrire... mais où sont les documents de base ?

Fig.7. Raymond Saunier avait appris l'acrobatie au 8° Génie Télégraphiste lors de la Première Guerre. Ceci explique cela ! (Coll. C. Saunier).
Fig.7. Raymond Saunier avait appris l'acrobatie au 8° Génie Télégraphiste lors de la Première Guerre.
Ceci explique cela ! (Coll. C. Saunier).

Il y a 10 ans commençait cette horrible guerre, et tout n'est pas encore remis en état. Voici l'automne et la saison de la chasse. La ferme de Malassise de M. Trocmé est reconstruite. Gabriel est deux fois grand-père, bientôt trois. Pour fêter la nouvelle ferme et l'ouverture de la chasse, M. Trocmé lance des invitations. MM. les préfets du Nord, de l'Aisne et de la Somme sont invités, et M. Trocmé leur promet une surprise !

Fig.8. Ferme Trocmé de Malassise reconstruite, entrée (Coll. C. Saunier).
Fig.8. Ferme Trocmé de Malassise reconstruite, entrée (Coll. C. Saunier).

Bien sûr, tout le monde se connaissait. Dès le départ, Gabriel annonce : "Messieurs, ce midi nous déjeunons ensemble, mais chacun chez soi, faites-moi confiance !". En effet, le midi trois petites tables étaient placées autour de la borne qui indiquait les limites des trois départements, et chacun était chez lui. Le repas fut parfait, servi par le personnel de M. Trocmé, et nos préfets sont repartis, enchantés et ravis.
Les limites citées ci-dessus se trouvent au pied du Petit Priel et l'on peut les retrouver. La borne a disparu et les vieux cultivateurs connaissent le responsable...
 


Date de création : 13/12/2011 @ 18h19
Dernière modification : 13/12/2011 @ 18h19
Catégorie : Au fil des ans...
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