Sommaire

Fermer Petite bibliothèque

Fermer Les origines du village


L'abécédaire d'Épehy

Fermer Le village

Fermer Les champs

Fermer Instantanés

Fermer À propos de...

Fermer Au fil des ans...

Fermer Galerie de Portraits

Fermer 1914-2014, le centenaire

Fermer Courrier des Lecteurs

Recherche



Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
Captcha
Recopier le code :
20 Abonnés
Annuaire de liens
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

Record de visites

   visiteurs

Le 10/03/2013 à 04h08

Le village - F comme Familles

F comme Familles : Quelques familles d'Épehy

 

Cet article "F comme Familles" ne ressemblera pas aux autres. Son objectif est en effet de tenter de publier sous un même titre ce que nous pouvons savoir de quelques familles d'Épehy, dont, si possible leur généalogie, ou encore des anciennes photos de famille dont les membres souhaiteraient la publication sur ce site.

Il ne s'agit pas pour nous d'établir des généalogies, ce n'est pas notre spécialité. Il s'agit seulement de faire connaître au public celles qui ont été élaborées pour un ou plusieurs membres de ces familles, en les agrémentant de photos anciennes, cela, bien sûr, dans la mesure où le (ou les) auteur(s) en sont d'accord ou nous en feront la demande.

Les familles dont il s'agit jusqu'à présent sont :

La famille Arthur DUBOIS
La famille ROLAND

 

 

La famille Arthur DUBOIS

 

Cette famille Dubois est celle de Raymond Dubois qui fut employé à la gare SNCF d'Épehy. Toujours souriant, il était bien connu de habitants du village, car c'était souvent lui qui tenait le guichet où se vendaient les billets de train.

Notre "Galerie de Portraits" a déjà présenté, à la Lettre D, la photo ci-dessous prise en 1978 par Claude Saunier.

Photo 1. Raymond Dubois et son épouse née Eliane Coquelle (Photo C. Saunier, 1978).

 

Raymond était le deuxième enfant d'Arthur Dubois, né en 1886, et de Georgette Coquerelle née en 1891. La famille habitait la Cité Blanche. Arthur travaillait à la ferme Herlemont (Rue Raoul Trocmé) comme ouvrier agricole.

Les autres enfants furent Laurette Dubois, née en 1912, épouse de René Toch né en 1911, et Paul Dubois, né en 1920, résistant tué par les Allemands à Subdray près de Bourges en 1944. Une rue d'Epehy porte son nom et une stèle lui est dédiée là où il fut abattu.

fam_dub2.jpgfam_dub3.jpg

 

Photos 2 et 3. Georgette et Arthur Dubois (Coll. Josiane Levant).

fam_dub4.jpg

Photo 4. Visite du paquebot Normandie.Au milieu : Arthur et Georgette Dubois,
à droite
Raymond et à gauche son épouse Eliane.
(Coll. Josiane Levant).

 

 

fam_dub6.jpgfam_dub5a.jpg

           Photo 5. Á Subdray (18),                              Photo 6. La plaque

      la stèle dédiée à Paul Dubois                         (Coll. Josiane Levant).

              (Coll. Christian Billon).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La famille ROLAND

 

Il s'agit sans nul doute de l'une des plus anciennes familles du village ou, pour le moins, de l'une de celles pour lesquelles existent des preuves de leur ancienneté. La présence des Roland au village est en effet attestée dès 1653, date de naissance du premier ancêtre connu : ROLAND Antoine I, décédé en 1702 à l'âge de 49 ans.
Cette généalogie, qui s'étend sur dix générations, a été établie par l'un des descendants de la famille, Roland Dejeante (Fig.1). Elle compte 28 pages !

Fig.1. Roland Dejeante en 2006, auteur de la généalogie des Roland (Coll. C. Saunier, agrandissement A. Franqueville).
Fig.1. Roland Dejeante en 2006, auteur de la généalogie des Roland
(Coll. C. Saunier, agrandissement A. Franqueville).

Il n'était donc pas possible de la reproduire en totalité dans cet article... En modifiant sa présentation, nous en avons fait un condensé de 4 pages qui garde l’essentiel des données. Nous n'avons pas reproduit les notes techniques concernant les sources utilisées, mais seulement celles concernant l'histoire de la famille.

La répétition de mêmes prénoms d'une génération à l'autre, qui oblige parfois à attribuer un numéro d'ordre à ceux qui le portent (ainsi Roland Antoine I, II, III), ne doit pas surprendre : jusqu'au début du XXe siècle, il était fréquent de donner au premier garçon né dans la famille le prénom de son père, ce qui ne facilite d'ailleurs pas les recherches généalogiques...

Outre cette généalogie exhaustive, nous avons également repris le tableau généalogique en forme d'arbre classique reçu de l'auteur (Fig.2) qui présente les descendants récents, voire contemporains, de la famille à partir du couple Roland-Osset.

On verra que le nom "Roland" est parfois écrit avec deux "L", apparemment selon l'humeur du secrétaire de mairie... l'orthographe des noms de famille n'est, en effet, définitivement fixée qu'à la fin du XIXe siècle.




Fig.2.
Fig.2.

Pour la période moderne, Jules Roland (1872-1956) est certainement le personnage central de cette généalogie, et en tout cas le plus connu à Épehy. Certains Épéhiens se souviennent sûrement qu'il était le marchand de bière (et spiritueux), livrant ses caisses à domicile, en camion avec Maurice Félix, depuis les années 1930 jusqu'aux lendemains de la 2° Guerre mondiale, quand cette boisson était encore de consommation courante dans les foyers1. Cela lui valait d'être très populaire. D'autres se souviennent sûrement aussi qu'il jouait dans la fanfare du village2 et qu'il tenait l'estaminet et le "bal Jules Roland". Que d'activités pour un seul homme !

Deux photos, prises du clocher vers 1925-1926 et orientées nord-est, permettent de localiser vers le milieu de la Grande Rue (actuel n°25) ces lieux proches de la mairie.

Fig.3. Une fumée masque en partie la toiture du

Fig.3. Une fumée masque en partie la toiture du bal,
à l'arrière de l'école des filles.
 

Fig.4. Au milieu de la photo, à gauche, une
Fig.4. Au milieu de la photo, à gauche, une partie de la baraque du bal et, peut-être, la maison reconstruite.
 

(Coll. C. Saunier)

Un bal existait déjà là avant 1900, et sur le même emplacement.
Deux autres photos nous font découvrir de plus près la maison et l'estaminet Jules Roland avant les destructions de 1917.

 

Fig.5. "Estaminet du bal tenu par Roland-Objois"
Fig.5. "Estaminet du bal tenu par Roland-Objois"
Si le bébé est Irène, la photo est de 1901.
 
Fig.6. Sidonie tient Zéta dans les bras,
Fig.6. Sidonie tient Zéta dans les bras, devant elle, Irène, vers 1908-1909.
 

(Coll. C. Saunier)

 

Fig.7. Sidonie Objois, future épouse de
Fig.7. Sidonie Objois, future épouse de Jules Roland,
à l'atelier de tricotage Jules Roland, à l'atelier de tricotage Lempereur, en 1894.
Fig.8. Acte de naissance de Juliette Blanche Roland
Fig.8. Acte de naissance de Juliette Blanche Roland dite Irène.
 

(Coll. C. Saunier)

Deux remarques sur ces photos : nous ignorons si l'atelier de tricotage Lempereur (Fig.7) et la brasserie Lempereur étaient une même maison. On notera (Fig.8) que Jules Roland est désigné, sur l'acte de naissance, comme "garçon brasseur". Sans doute était-il alors employé à la brasserie Lempereur ?

Jules et Sidonie eurent donc deux enfants, deux filles : Irène (1900- ?) et Zéta (1908-1994).
Irène se maria, le 3 mars 1928, avec un Anglais, Frederick George Humphreys, dont la carte ci-dessous nous montre qu'il était le gardien du cimetière anglais du village. On constate qu'Irène avait acquis une base minimum de mots anglais suffisante pour communiquer sur l'essentiel avec son futur mari. Papa Jules n'était d'ailleurs pas enchanté par ce mariage : Irène avait 28 ans et Frederick 49 !

Fig.9. Carte d'Irène à Frederick (Coll. C. Saunier).
Fig.9. Carte d'Irène à Frederick (Coll. C. Saunier).

Concernant Irène, Roland Dejeante donne les précisions suivantes :
"Tante Irène venait régulièrement nous voir à Arras, alors que nous habitions cette ville. En 1983, nous allâmes, Olivier et moi, passer une semaine en Angleterre, voyage aller et retour en avion depuis Montpellier. Dés notre arrivée à Londres, et après avoir retenu une chambre pour les jours à venir, nous sommes allés voir Tante Irène à Cambridge.
Notre arrivée était une surprise pour elle, car nous n'avions pas annoncé notre arrivée. Tante Irène est décédée peu de temps après, mais nous ne savons plus la date.A la mairie d'Epehy, le décès n'a pas été signifié par les autorités anglaises, et nous ne connaîtrons jamais la date
".

Terminons cette décennie 1920 avec deux autres photos de la même époque.
 

Fig.10. Zéta Roland et son filleul Claude (Coll. C. Saunier).
Fig.10. Zéta Roland et son filleul Claude (Coll. C. Saunier).

Ci-dessus (Fig.10), la seconde fille de Jules Roland, Zéta, photo prise en 1928. Elle deviendra madame Dejeante l'année suivante ; elle tient ici sur les genoux son filleul qui n'est autre que Claude Saunier ! Le reconnaissez-vous ?
Et voici la photo de son mariage, en janvier 1929 (Fig.11).

Fig.11. Mariage Christian Dejeante et Zéta Roland (Coll. C. Saunier).
Fig.11. Mariage Christian Dejeante et Zéta Roland (Coll. C. Saunier).

Les noms des personnes reconnues sont inscrits au bas dela photo. Il faut y ajouter, assis à droite, ceux de Léon Rigaux et Catherine, son épouse, née Roland (Honorate).
Également assis à droite, Jules Roland est entouré de Jeanine et Gérard Saunier, les deux aînés de la famille. Au plus haut de la photo, on note la présence de Hippolyte Boulanger, le boucher-charcutier de la Grande Rue.

Passons à la décennie des années 1930. On y reconnaîtra immédiatement Jules Roland avec son éternelle casquette.

Fig.12. De gauche à droite : Abel Nobécourt, Jules Roland, Léonne Rigaux épouse Nobécourt, (un-e inconnu-e), Frederick Humphreys, Christian Dejeante. Photo peut-être prise à Arras, vers 1935-1938. (Coll. C. Saunier).
Fig.12. De gauche à droite : Abel Nobécourt, Jules Roland, Léonne Rigaux épouse Nobécourt, (un-e inconnu-e), Frederick Humphreys, Christian Dejeante. Photo peut-être prise à Arras, vers 1935-1938.
(Coll. C. Saunier).

Léonne Rigaux était donc la fille de Léon Rigaux et de Catherine Roland dite Honorate (1877-?).
À propos de cette dernière, l'auteur de la généalogie écrit : "Tante "Nora" est décédée vers les années 1950, en hiver. Nous nous souvenons être allé aux obsèques avec notre Père Christian, mais nous ne savons pas la date.
Les archives ne sont pas encore en ligne pour ce qui concerne la diffusion au public
".

Fig.13. De gauche à droite : Christian Dejeante, Frederick Humphreys, Irène Roland épouse Humphreys, Zéta Roland épouse Dejeante, Jules Roland (casquette), Christiane Dejeante (5 ans), Léonne Rigaux épouse Nobécourt, Abel Nobécourt. Photo prise le 17 juillet 1938 (Coll. C. Saunier).
Fig.13. De gauche à droite : Christian Dejeante, Frederick Humphreys, Irène Roland épouse Humphreys, Zéta Roland épouse Dejeante, Jules Roland (casquette), Christiane Dejeante (5 ans), Léonne Rigaux épouse Nobécourt,
Abel Nobécourt. Photo prise le 17 juillet 1938 (Coll. C. Saunier).


Honorate serait donc décédée à peu près vers les mêmes années que son frère Jules (1956). À ce propos, Roland Dejeante donne les détails suivants :
"Lors des obsèques de notre grand père "p'tiot Jules ROLAND" il faisait grands froids, avec beaucoup de neige.(Hiver 1956). Le froid était tellement intense que la terre était gelée à grande profondeur, et la tombe ne put être creusée. En attendant le dégel pour ouvrir la tombe, le cercueil fut placé dans la chapelle du cimetière d'Epehy.
Vers les années 2000, la tombe a été rénovée par nos soins avec l'apport d'une plaque au nom de Jules ROLAND, car, averti par un ami, (Claude SAUNIER, le filleul de notre Mère) celle ci pouvait être reprise par la commune. Un échange de correspondance a eu lieu avec la mairie d'Epehy (lettre recommandée) pour signifier au Maire que, la tombe étant rénovée, la procédure de reprise était cassée
".

 

Fig.14. Christian Dejeante et Robert, 1 an.
Fig.14. Christian Dejeante et Robert, 1 an.
Fig.15. Les deux sœurs et la cousine.
Fig.15. Les deux sœurs et la cousine.
 

(Coll. C. Saunier).
 

Terminons par deux photos des années de l'après-guerre. L'une (Fig.14), que nos lecteurs connaissent déjà3, est celle d'un heureux père : Christian Dejeante avec son fils Robert né en 1944.
L'autre (Fig.15), datée de 1970, est celle des deux sœurs Zéta et Irène et de leur cousine Yvonne Huget, de Lempire.

Notes
1 Maurice Félix, grand et fort, était connu sous le surnom de "Damcé", du nom du boxeur nord-américain Jack Dempsey (1895-1983), célèbre dans les années 1920 pour avoir résisté au champion français Georges Carpentier.
2 Voir l'article "F comme Fanfare" (Abécédaire : Le village), Fig.1 : photo de 1922.
3 Voir la Fig.23 de l'article "E comme Église moderne" dans Abécédaire : Le village.

 

La famille LOY

 


 


Date de création : 27/01/2012 @ 12h02
Dernière modification : 11/03/2016 @ 18h09
Catégorie : Le village
Page lue 1513 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article

Réactions à cet article


Réaction n°2 

par JOLY le 21/07/2016 @ 15h06

Bonjour à tous et félicitations pour ce site extrêmement bien documenté : on sent de la passion et un désir de mémoire qui me touche ! je suis une ROLAND arrière arrière petite fille de Henri Jean Louis ROLAND né en 1822 (génération VI)
j'ai relevé quelques petites erreurs (au moins 4 enfants ) et pour la génération suivante VIII Areilie et Arsélie sont la même personne née le 7 08 1876 et décédée le 22 02 1956 à Sartrouville voir mon arbre dans Geneanet  mjoly  .
tout le monde s'est dispersé de cette branche et je ne trouve pas la date du décès de mon arrière grand père Jean Louis César , si vous avez d'autres informations elles seront les bienvenus et si je peux contribuer n'hésitez pas .cordialement Michelle Joly-Roland

Réaction n°1 

par Micheline94 le 02/05/2014 @ 02h09

Je crois que l'une des familles très présentes à Epehy depuis le début du XIIe siècle ce sont les LEMPEREUR Et nombreux étaient les descendants de Gilles LEMPEREUR et Anne GAMBLON. Je travaille actuellement sur notre branche directe, en partant de mon grand père Louis Joseph Abel époux en secondes noces de Félicie COUSIN, native de Sorel.Pas plus tard qu'aujourd'hui j'ai découvert un Giles François LEMPEREUR, ne le 21/12/1792,  appartenant à une autre branche, médaille de Sainte Hélène (site http://www.stehelene.org) pour avoir fait la campagne napoléonienne du 5/2/1812 a 1815 en qualité de soldat au 25e de ligne

Haut