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Le 10/03/2013 à 04h08

Instantanés - 45 - Notre âne à Malassise

Notre âne à Malassise

Le texte de cet Instantané nous est envoyé par Jean-Marie Moiret, du Ronssoy. Il a eu la sagesse de recueillir nombre de souvenirs de Pierre Delaplace jusqu'à la veille du décès de celui-ci en 2011. Ajoutons qu'il est aussi l'un des derniers patoisants de notre région.
Pierre Delaplace faisait partie d'une famille dont beaucoup de membres étaient installés à Épehy.

Pierre Delaplace raconte...
"Je suis né à Clermont, j'avais 2 ans à la ferme à Marquaix-Hamelet (je pense toujours à aller la voir), après Museux (maintenant Bayart), après Malassise. J'avais 4 ans et là nous avions un âne inoubliable".

"Grand-père avait inventé une sorte d'étrier, mais cela n'a pas du tout plu à notre âne, un jour le bourrique se pencha en avant, il (grand-père) bascula par-dessus bord..."

"Quand on partait à Epehy (en travaux) il y avait des tas de cailloux le long de la route, comme on peut le voir sur des cartes postales anciennes, et notre âne allait monter là-dessus, il fallait adapter nos positions pour ne pas basculer et ainsi éviter le désastre.
Il serrait aussi le trottoir, une roue de la carriole sur la route, l'autre sur le trottoir. Les gens devaient se poser des questions.....
Quand on rentrait à Malassise, on tirait à trois pour qu'il passe au milieu de la porte car, cela arrivait souvent, il s'enroulait autour du piquet, alors il fallait le dételer, et on rangeait la carriole, etc...
Parfois on allait voir mon autre oncle, Adolphe Hallaert, qui avait la ferme du "Tombois" à Vendhuile.
Demelester, mon oncle, partait avec sa jument en avant, et moi je suivais avec mon âne et la carriole en forme de tonneau, 2 places à l'avant, 2 à l'arrière.
L'âne fonçait et suivait la jument... De Malassise on partait à travers champs jusqu'au "Tombois
"...

Sans cela l'âne était normal", dit Pierre.

Adolphe Hallaert céda la ferme du "Tombois" (à notre famille Bulckaen-Danneels), reprit une ferme dans les Ardennes, puis finit par reprendre une ferme au Canada (en 1952 ?).
Demelester céda curieusement sa ferme de Malassise à Dobbels, reprit ailleurs, et finit par rejoindre Adolphe Hallaert au Canada.
Ces familles y sont toujours, et certains ont même continué la saga de cette famille de Belges-Flamands : une famille au Etats-Unis (en Californie), une autre en Australie.
Hallaert perdit sa première femme au "Tombois" (elle repose au cimetière de Vendhuile), eut 2 filles une encore en Belgique, Gotliv. Il se remaria avec une "Delefortrie" de Driencourt et eut encore des enfants.
Une cousine du côté de la maman de Pierre est en Hollande.
Pierre était resté en contact avec eux tous.

Pierre nous parla de l'âne de son enfance à Malassise lors des visites du 27/09/2006, du 28/03/07, du 13/10/08 et du 13/11/081.

Je n'ai pu m'empêcher dans tirer de ces souvenirs un poème en picard :

CH'L'ANNE EDE MALASSISE

Nou famile à Malassise avo in chakré bourrike,
Kin in pouharto din Epy, y n'avo ache tin ill all,
In pu voère cha chur ché vyu klichi, békeu d'ta ède pière,
E nou bétal il allo à chake keu ède d'su, in d'vo vyte kanji ède plache,
Sin cha, in sérro ertrévé lé kate fer in l'ère.

Y sérro ouchi ché trouttwo d'Epy, ké l'ékilipe,
In kanjo ède plache oussi, ché jin y ravizin étouné,
Apri in rintro all sinsse, é y s'inroulo outour d'èche piké d'intré,
In dékindo lo, in l'détlo, in rinjo èle kérette.....

Kontin in allo vir nou Adoff Hallaert all sinsse du "Tombwo" à Vindwil,
In eute onke; "Deme" pouharto à gveu é mi èche chwivo,
Avu min n'anne é m'karioule, é min bourrike y sako,
Tou cha in passin à travoèr kan; in arrivo insianne.
Wé j'y erpinsse bin souvin. Sin cha nou tchou n'anne éto nourmal.

 

Note
1 Concernant Malassise, voir l'article "M comme Malassise" dans Abécédaire>Les Champs.

 


Date de création : 24/02/2012 @ 15h58
Dernière modification : 06/09/2012 @ 21h42
Catégorie : Instantanés
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